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Financements/Subventions Salariés

Actualités semaine 49-2018, forte chute des contrats aidés

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Les contrats aidés en chute libre

Le nouveau pouvoir arrivé au printemps 2017 l’avait promis : il allait réduire la voilure en matière de contrats aidés. Cela a abouti en 2017 à une augmentation du nombre de demandeurs d’emplois de 55 000 personnes. Dans le même temps, on assiste à une plus forte sélectivité des bénéficiaires qui sont plus souvent des personnes peu diplômées et en difficulté sociale.

Pour certains, le désamour des Français pour le pouvoir d’Emmanuel Macron a commencé avec la décision de réduire drastiquement le nombre de contrats aidés, et ce dès l’été 2017. En effet, qui ne connaît pas une structure associative ou communale qui a bénéficié de l’appui d’une personne embauchée en contrat aidé et qui, privée de celle-ci, se retrouve aujourd’hui en difficulté ?

Moins de 300 000 contrats aidés…

Le bilan établi par la Dares confirme clairement ce coup de frein opéré en 2017 : le nombre de contrats aidés a ainsi baissé de 36 % pour s’établir à 293 200. Et encore, la chute aurait pu être plus prononcée si le début d’année – sous la présidence de François Hollande – n’avait pas été très généreux en contrats aidés.

Dans le secteur privé marchand, l’hécatombe est impressionnante avec une perte des deux tiers des contrats. Il n’en est resté qu’un peu plus de 33 000. Quant aux contrats dans le secteur non-marchand (CUI-CAE), le solde est fortement négatif, avec 80 000 unités en mois, soit une baisse de 29 %. « Les reconductions de contrats ont été préférées à la conclusion de nouveaux contrats », relève la Dares, responsable de cette étude. Quant aux emplois d’avenir, ils sont devenus très marginaux avec un peu plus de 32 000 contrats, soit une réduction de 44 %.

… et 55 000 demandeurs d’emploi supplémentaires

A court terme, la Dares estime à 77 000 le nombre d’emplois détruits par ce recul des contrats aidés. Les effectifs des demandeurs d’emploi ont donc augmenté. Cependant, en tenant compte de l’effet d’appel (des personnes s’inscrivent à Pôle emploi dans l’espoir de décrocher un emploi aidé), la croissance du nombre de demandeurs se situe autour de 55 000.

Les jeunes fortement concernés par la baisse

2017 a été également marquée par une forte réduction de la part des jeunes (moins de 26 ans) parmi les contrats aidés. Entre 2016 et 2017, ils sont passés de 30 % à 25 %. Trois raisons sont avancées par l’étude : la diminution très forte des emplois d’avenir réservés aux 16-25 ans a entraîné mécaniquement une réduction du nombre de jeunes bénéficiaires ; l’augmentation du nombre de renouvellements au détriment des nouvelles embauches ne favorise pas l’arrivée de jeunes ; enfin, le ciblage au second semestre (sous le gouvernement d’Edouard Philippe) sur les personnes les plus fragiles et les plus éloignées de l’emploi concerne des gens souvent plus âgées.

Les quartiers populaires mieux représentés

De façon logique, l’accent mis sur les publics les plus en difficulté a accentué la part des seniors parmi les contrats aidés. La même tendance se retrouve parmi les personnes handicapées qui représentent 16 % des effectifs dans le non-marchand et 12 % dans le marchand. De même, la part de personnes vivant dans les zones prioritaires a légèrement cru pour s’établir à 35 %. Celles qui évoluent dans les quartiers prioritaires de la ville ont également connu la même tendance (passage de 16 % à 19 % en 2017). Dans les territoires ultra-marins où le taux de chômage est élevé, la proportion de contrats aidés est quatre fois plus élevée que dans les régions (Pays-de-la-Loire, Ile-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes) où il est faible.

Plus de contrats à durée indéterminée

En termes de type de structures employeuses, les associations et fondations, même si elles restent dominantes, ont tendance à perdre des plumes, au profit des communes et intercommunalités. Les recrutements dans les établissements d’enseignement ont eu tendance à se réduire en raison du passage d’une partie des contrats aidés sous statut public (AESH). La restriction sur les contrats aidés a eu pour effet d’augmenter de 12 points la part de CDI signés dans le secteur marchand. D’autre part, le taux de prise en charge des contrats a eu tendance à se réduire, notamment dans le secteur non-marchand.

La formation, maillon faible

La formation est un point sensible qui a été mis en avant par le nouveau gouvernement pour justifier la plus forte sélectivité des contrats aidés. Qu’en est-il exactement ? A la signature, pratiquement tous les contrats sont assortis d’une condition de formation. Dans les faits, « toutes les intentions de formation déclarées ne sont pas forcément réalisées par la suite, explique la Dares. Ainsi, interrogées en 2017 six mois après la fin de l’aide pour leur contrat, 26 % des personnes sorties d’un CUI-CIE [secteur marchand, NDLR] et 49 % de celles sorties d’un CUI-CAE [secteur non-marchand, NDLR] déclarent avoir été formées pendant leur contrat aidé. » Les proportions sont beaucoup plus importantes pour les emplois d’avenir. Enfin, en matière de tuteur extérieur à la structure, comme un conseiller Pôle emploi ou Mission locale, moins d’un titulaire d’un contrat aidé sur deux en a bénéficié. Il sera intéressant de vérifier si les parcours emploi compétence qui sont apparues en 2018 sont plus performants en matière d’accompagnement des bénéficiaires.

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Pôle Association

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