Statuts/Démarches

Zoom sur : le bénévolat des retraités

Publié le

Pixabay

Contrairement aux idées reçues, les associations ne « débordent » pas de bénévoles seniors. Le taux d’engagement de ces derniers a même tendance à se tasser, voire diminué. Décryptage du phénomène et des enjeux de leur présence au sein des associations.

L’étude France Bénévolat, menée début 2016 par l’IFOP avec l’appui de Recherches et solidarités et du Crédit mutuel, permet d’estimer qu’il y a environ 13,2 millions de bénévoles dans les structures associatives, soit 25% de la population de plus de 15 ans – 39 % si l‘on intègre toutes les formes de bénévolat.

La proportion des François de moins de 35 ans bénévoles en association progresse très régulièrement au cours des trois éditions de l’enquête (2010, 2013 2016). En revanche, la proportion des plus de 65 ans se tasse régulièrement et confirme que l’idée reçue selon laquelle il n’y aurait que des retraités parmi les bénévoles est fausse, même si « l’effet retraite » entraine une progression du taux d’engagement de l’ordre de 10 points à partir de 65 ans et même si une part importantes des dirigeants associatifs sont des retraités.

Tassement de l’engagement

Quatre hypothèses, probablement combinées, peuvent être avancées pour justifier le tassement de l’engagement des retraités.

  • Les conséquences du durcissement des conditions de départ en retraite et d’une entrée dans le marché du travail plus difficile. Les nouveaux retraités ne sont plus les enfants des Trente Glorieuses qui avaient à « rendre » à la société ;
  • Une certaine « concurrence » entre la solidarité externe et la solidarité familiale. Les nouveaux retraités sont une génération charnière et sont extrêmement solidaires de leurs ascendants, de leurs enfants et leurs petits-enfants ;
  • La nécessité de continuer à travailler pour compenser des retraites faibles ou jugées comme telles ;
  • Une parole collective extrême faible, voire inexistante sur la place des seniors dans la société.

Rappel des enjeux

Le bénévolat des retraités a une double finalité : il s’agit du bénévolat par et pour les seniors. D’une part, le besoin d’être « actif » pour un  retraité répond à un  enjeu de sens et d’utilité. Dans toutes les enquêtes menées auprès des retraités, la grande majorité des interviewée exprime le besoin d’avoir des activités socialement reconnues, de « servir à quelque chose ». C’est même souvent le choix et la mise en œuvre de ces nouvelles activités, au sein d’un nouvel équilibre de vie qui marquent la fin du « deuil social » du travail rémunéré. Ce réinvestissement est d’autant plus facile que la personne s’est constituée dans son parcours de vie un capital de lien social, en dehors même des relations professionnelles. Faute de l’avoir fait suffisamment avant le départ en retraite, c’est tout un maillage qui reste à faire. Les seniors sont donc une véritable ressource du développement associatif, en particulier sur les champs du bénévolat de compétences.

D’autre part, le bénévolat est aussi un moyen  pour « bien vieillir », donc un enjeu économique pour limiter le coût de la protection sociale, ce que les institutions de retraite appellent maintenant « la protection sociale globale ». Pour les seniors, le bénévolat est donc aussi un excellent moyen de maintien et de développement du lien social, facteur dominant du maintien de la bonne santé.

Juris association 15novemvre 2017

Published by

Pôle Association

Pour contacter nos spécialistes des associations : Chartres : 02 37 91 42 43 | Bourges : 02 48 68 36 36 | Fleury-les-Aubrais : 02 38 61 82 00 | Nevers : 03 86 71 92 50 ou association@alliancecentre.fr

À propos de l'auteur

Pôle Association

Pour contacter nos spécialistes des associations : Chartres : 02 37 91 42 43 | Bourges : 02 48 68 36 36 | Fleury-les-Aubrais : 02 38 61 82 00 | Nevers : 03 86 71 92 50 ou association@alliancecentre.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Donner le résultat de l'addition *