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ZOOM : Bénévolat des actifs

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L’engagement bénévole des actifs présente des enjeux fort en termes de responsabilité sociale des entreprises (RSE), que ce soit pour l’association employeur ou pour les salariés eux même.

C’est parmi les actifs que l’on rencontre le plus de bénévoles : ils représentent en effet plus de 50% des 13 197 000 bénévoles recensés. Au sein de cet ensemble global de 6 à 7 millions d’actifs bénévoles et même si les enquêtes ne le permettent pas, il convient de distinguer :

  • Ceux qui font du bénévolat strictement dans leur sphère privée – probablement le plus grand nombre ;
  • Ceux qui sont bénévoles parce qu’ils ont eu une impulsion, une information, une invitation « à faire » de la part de leur employeur ou du « corps social » de leur entreprise ;
  • Ceux qui font du bénévolat sur leur temps de travail (mécénat de compétences).

Il est intéressant de se focaliser sur les deux dernières catégories pour identifier les enjeux et les leviers de la RSE qui permettent de renforcer cet engagement.

Un contexte spécifiquement français

Dans un contexte de plus en plus porteur, l’incitation à l’engagement bénévole des salariés devient un champ d’action en tant que tel, mais il soulève quelques contradictions auxquelles il convient d’être attentif. L’engagement bénévole, en France, relève de la sphère privée. Aussi, le fait que l’entreprise s’en préoccupe peut encore être considéré comme suspect par les collaborateurs. Pour cette raison, c’est souvent la fondation d’entreprise, quand elle existe, ou le responsable RSE qui sont à l’initiative des actions de sensibilisation.

Il est donc conseillé de mettre en place une politique de communication en amont, solide mais simple. Par ailleurs, il est recommandé d’inclure ce thème au dialogue social de l’entreprise. Il peut même aboutir à un accord collectif.

Certaines grandes entreprises – mais aussi des PME – ont privilégié « l’amorçage » de la démarche via la mise en place de mécénat de compétences, c’est-à-dire la possibilité de mener des actions d’utilité sociale sur le temps de travail. Il ne s’agit donc pas de bénévolat au sens stricte du terme puisque les salariés se voient proposer un certain nombre de journées rémunérées dédiées pour mener cette activité.

Définir un cadre politique et de communication sur l’intérêt réciproque

La démarche en amont est incontournable. Il appartient à l’entreprise, quand ce n’est pas fait, d’écrire cette politique et de définir les canaux de communication. Le ton général doit s’inscrire dans un registre « gagnant – gagnant » : intérêt pour l’entreprise elle-même (concrétisation de la RSE et de ses obligations, communication interne et externe) et intérêt pour le salarié (réponse à la recherche de sens et au besoin d’utilité sociale, implication en mode projet, développement de compétences nouvelles, reconnaissance de leurs compétences). Ensuite, il convient de ne pas bruler les étapes. En premier lieu, il faut susciter le désir d’engagement. Le plus souvent, les salariés qui ne sont pas déjà engagés ont une idée extrêmement floue de la diversité associative et de la nature des missions bénévoles qu’on peut trouver. Pour les informer, des conférences, des ateliers de sensibilisation à l’engagement bénévole et citoyen, des forums internes peuvent être organisé, des invitations aux forums associatifs locaux ou encore la participation à des « cafés bénévoles » peuvent être proposées.

Puis, en aval de ces actions, il s’agit d’aider ceux qui souhaitent s’engager à trouver la mission qui leur convient. Pour mémoire, c’est une action de base de France Bénévolat.

Enfin ? il faut valoriser l’engagement. L’univers associatif est qualifiant. C’est sur cet objectif que France Bénévolat à mis en place le Passeport Bénévole 2008, maintenant diffusé) plus de 120 000exemplaires. Même s’il intéresse en toute priorité les jeunes comme élément constitutif de leur CV et dans le cadre de leur recherche d’un premier emploi, il est aussi utilisé par les salariés, leurs responsables RH et les responsables hiérarchiques comme outil lors des « entretiens de carrière », leur de processus de mobilité ou de procédures de validations des acquis de l’expérience (VAE).

Juris association 1er novembre 2017

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