Financements/Subventions

La trésorerie d’une association

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Nombre d’associations font part de leurs « problèmes de trésorerie ». Mais qu’est-ce que la trésorerie ? Quels sont les problèmes en la matière ? Comment surviennent-ils ? Et enfin comment les régler ? Voici quelques éléments de réponse.

La trésorerie s’entend de l’ensemble des sommes d’argent disponibles en caisse (argent liquide) ou placées en banque (compte bancaire courant et compte d’épargne). Une structure qui a des « problèmes de trésorerie » n’a pas suffisamment de liquidités pour payer ses dépenses et cela de façon ponctuelle, régulière ou permanente. Mais cet état peut cacher des situations très différentes.

Origine d’un problème de trésorerie

Le problème de trésorerie peut avoir plusieurs causes. La liste ci-dessous n’est pas exhaustive, mais présente les plus fréquentes :

  • L’association est déficitaire : elle a plus de charges que de produits et donc plus de décaissements que d’encaissements, ce qui diminue logiquement sa trésorerie
  • L’association a un besoin en fonds de roulement (BFR) important : elle a encaissé ses produits après le décaissement des charges en raison, par exemple, d’un délai important de paiement des subventions. Dans ce cas, la trésorerie peut être gravement impactée si le BFR n’a pas été correctement financé ;
  • L’association a pris de mauvaises décisions de financement : par exemple, elle a choisi d’autofinancer un investissement tel qu’un achat ou une dépense d’un élément « utilisables » sur plusieurs années alors qu’un prêt aurait permis de lisser le besoin sur plusieurs années et de maintenir une trésorerie acceptable. A l’inverse, l’association peut avoir emprunté plus qu’elle n’était capable de rembourser.

Il est important d’identifier correctement la ou les causes du problème de trésorerie pour trouver une solution adaptée.

Solutions

Si l’association est déficitaire, il est inutile d’emprunter ; l’amélioration serait de courte durée et la situation continuerait ensuite à se dégrader.  L’association doit travailler sur son modèle économique pour revenir à l’équilibre, ce qui nécessite un travail en profondeur sur son positionnement ou encore sur ses coûts. C’est un travail souvent douloureux mais nécessaire à la survie de la structure. Attention au piège de la « fuite en avant » : développer une nouvelle activité n’est pas toujours pertinent dans ce cas et peut même s’avérer périlleux.

Si l’association a un BFR important ou en augmentation, la meilleure solution est de renforcer ses fonds propres. La structure peut toutefois également emprunter à moyen terme pour les besoins structurels – dans la limite de sa capacité de remboursement – ou faire appel à des prêts à court terme tels que facilité de caisse, escompte ou encore cession Dailly pour les besoins ponctuels.

Si la structure a autofinancé un investissement, il est beaucoup plus difficile de le financer a postériori qu’au moment de l’achat. Le prêt à moyen terme reste cependant la meilleure solution si elle peut le rembourser.

Par ailleurs, en cas d’endettement trop important, il faut à la fois travailler sur un modèle économique permettant le remboursement et sur les possibilités d’étalement des dettes.

A noter, pour terminer, que certaines associations, à l’inverse, ont une trésorerie importante et que leur « souci » consiste à choisir les bons placements pour valoriser ces excédents.

Juris associations 15 janvier 2017

 

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